Vouloir devenir thérapeute peut naître d’une envie profonde, d’un besoin d’aider et de se sentir utile. Mais très vite, les questions arrivent :
Suis-je légitime ? Est-ce que je saurai accompagner ? Est-ce que je pourrai en vivre ?
Dans cet épisode, Sarah Baudot Bonnot raconte son parcours de reconversion professionnelle : une reconversion construite par étapes, avec des choix pragmatiques, et un fil rouge clair : s’épanouir professionnellement.
Devenir thérapeute quand on vient d’un métier “à l’opposé”
Titre niveau 4
Sarah a longtemps été salariée, notamment en direction commerciale. Elle n’imaginait pas l’indépendance : trop risquée, trop incertaine, trop “dangereuse”.
Et puis, une réorganisation devient un point de bascule. Sur le moment, c’est la chute. Après coup, c’est l’ouverture.
Ce passage rappelle une réalité : on ne décide pas toujours de devenir thérapeute “dans le calme”. Parfois, on se réajuste parce que ce qu’on faisait avant ne tient plus.
Thérapie brève systémique stratégique : une approche qui donne du cadre
Sarah se forme à l’approche systémique stratégique (Palo Alto), une forme de thérapie brève à l’Institut Gregory Bateson.
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Systémique : les difficultés sont interactionnelles (avec soi, les autres, le monde).
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Stratégique : le changement passe par l’action, avec des prescriptions entre les séances.
Ce cadre la séduit parce qu’il est concret et qu’il produit des transformations visibles.
Les peurs normales quand on veut devenir thérapeute
“Est-ce que je vais y arriver ?”
Au début, la peur porte sur la compétence : accompagner, comprendre, ne pas “mal faire”. C’est là que le syndrome de l’imposteur s’invite… et peut pousser à accumuler des formations pour se rassurer.
Sarah pose un repère net : après un cycle solide, l’expérience forme plus que les formations. La progression passe par la pratique, la supervision, et l’acceptation d’erreurs utiles.
“Et si je n’avais pas de clients ?”
La peur de l’agenda vide revient souvent. Sarah explique que sa reconversion n’a pas été un fleuve tranquille, mais qu’une stratégie locale bien pensée a fini par sécuriser l’activité.
Développer son cabinet sans s’épuiser
Sarah n’a pas construit sa visibilité principalement via Instagram. Elle a choisi une logique simple : se mettre dans les baskets du client.
Fiche Google + avis : le déclencheur confiance
En local, la fiche Google est un levier majeur. Mais ce qui rassure vraiment, ce sont les avis.
Demander un avis peut être inconfortable. Pourtant, c’est souvent ce qui fait basculer une hésitation en prise de rendez-vous.
Construire un site internet utile
Elle a d’abord créé un site seule, puis a fait auditer : il y avait des visites, mais les gens ne restaient pas.
Le point clé : un site efficace doit :
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expliquer clairement l’approche et à qui elle s’adresse (lisible, incarné, sobre)
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être structuré pour le référencement SEO (mots-clés, pages, contenus)
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Créer des article pour attirer des visites plus longues.
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Obtenir des backlinks (liens depuis d’autres sites) pour renforcer sa crédibilité aux yeux des moteurs de recherche.
Devenir thérapeute, c’est aussi apprendre à se préserver
Quand on démarre, l’enthousiasme peut pousser à trop travailler. Sarah raconte avoir réduit progressivement : moins de séances consécutives, suppression du samedi, attention à l’énergie.
Elle rappelle un point essentiel : dans l’accompagnement, l’outil principal, c’est soi.
Supervision, groupes de pratique, vie sociale, hygiène de vie : ce n’est pas un bonus, c’est une condition de durée.
Devenir thérapeute ne ressemble pas à une trajectoire parfaite. C’est un chemin d’ajustements : ce qu’on lâche, ce qu’on garde, ce qu’on apprend, ce qu’on refuse.
L’épisode de Sarah montre qu’on peut construire une activité stable sans se trahir : avec de la clarté, du cadre, une stratégie locale simple… et la patience de laisser les choses s’installer.
La question finale qui reste, très utile en transition : qu’est-ce que tu perds si tu ne le fais pas ?
FAQ pour devenir thérapeute
1) Comment devenir thérapeute quand on est en reconversion ?
En général : choisir une approche, se former sérieusement, pratiquer avec supervision, et avancer pas à pas selon sa situation (temps, finances, contraintes).
2) Combien de temps faut-il pour vivre de son activité de thérapeute ?
Cela varie. Dans cet épisode, Sarah évoque 18 mois pour en vivre, avec une stratégie locale structurée (Google + avis + site).
3) Faut-il absolument utiliser Instagram pour développer son cabinet ?
Non. Les réseaux peuvent fonctionner si on aime ça. Mais en local, Google (fiche + avis + site) peut suffire à construire un flux stable.
4) Comment gérer le syndrome de l’imposteur quand on devient thérapeute ?
Accepter l’inconfort du début, éviter la sur-formation “pour se rassurer”, pratiquer progressivement, se superviser, et apprendre en situation.
5) Qu’est-ce qui aide le plus pour être trouvé sur Google en tant que thérapeute ?
Fiche Google complète, avis, cohérence des mots-clés (problème + ville), pages claires, contenus utiles (articles), et crédibilité (backlinks).


