Comment optimiser le SEO de son site Internet ?

Comment optimiser le SEO de son site Internet ?

Vous produisez du contenu pour votre site web. Des articles de blog, des pages de services, peut-être même des retranscriptions de vos épisodes de podcast.

Et pourtant, vous avez l’impression d’écrire dans le vide.

Personne ne vous trouve sur Google. Vos articles ne sont pas lus. Tout cet effort pour si peu de résultats.

C’est frustrant. Et c’est malheureusement très courant.

La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas une fatalité. Il existe des règles simples à respecter pour que Google comprenne votre contenu et le montre aux bonnes personnes. C’est ce qu’on appelle le SEO — Search Engine Optimization — ou référencement naturel en français.

J’ai eu la chance d’échanger avec Laurence Maréchal Journez, consultante SEO, qui a elle-même fait passer son e-commerce d’activités pour enfants à un million de visiteurs par an. Elle m’a partagé les fondamentaux à connaître, les erreurs qu’elle voit le plus souvent, et comment s’adapter à l’arrivée de l’intelligence artificielle dans les moteurs de recherche.

Le principe de base du SEO

Avant de parler technique, il y a une règle fondamentale : répondre à ce que l’internaute cherche vraiment.

Google a des clients. Ce sont les internautes. Et il veut qu’ils restent chez lui plutôt que d’aller sur un autre moteur de recherche. Donc il va montrer en priorité les contenus qui répondent précisément à ce que les gens cherchent.

C’est ce qu’on appelle l’intention de recherche.

Concrètement, ça veut dire produire un contenu qui intéresse vraiment votre lecteur, qui répond à sa question, qui lui apporte de la valeur, sans répéter 50 fois la même chose juste pour faire du remplissage.

Ça paraît simple. Et pourtant, c’est souvent là que ça coince.

Comment trouver les bons mots-clés

L’une des erreurs les plus fréquentes, c’est d’utiliser son propre vocabulaire d’expert plutôt que les mots de ses clients.

Vos pairs comprennent votre jargon. Vos prospects, pas forcément.

Écoutez vos clients

La première source de mots-clés, ce sont les questions que vos clients vous posent. Notez-les. Si une personne vous pose une question, il y en a dix autres qui se la posent aussi.

Utilisez Google comme outil de recherche

Tapez un mot-clé dans la barre de recherche de Google. Vous verrez apparaître des suggestions. Ce sont des recherches réellement effectuées par les internautes.

Descendez sur la page de résultats. Vous trouverez une section « Autres questions posées » avec quatre ou cinq questions liées à votre sujet. Si vous cliquez sur une question, d’autres apparaissent. C’est une mine d’or pour trouver des idées de contenus.

En bas de page, vous avez aussi les « Recherches associées » qui permettent d’élargir votre réflexion.

Utilisez des mots-clés spécifiques

Ne visez pas « coach » — c’est beaucoup trop large. Visez « coach professionnel Paris » si vous avez une activité locale, ou « coach professionnel pour DRH » si c’est votre cible.

Plus votre expression est précise, moins il y aura de volume de recherche, mais plus vous aurez de chances de toucher exactement la bonne personne.

Un mot-clé, ce n’est presque jamais un seul mot. C’est souvent une expression de quatre ou cinq mots.

Vérifiez toujours l'intention de recherche

Avant de vous lancer dans la rédaction, tapez votre mot-clé dans Google et regardez ce qui ressort.

Si vous voulez vous positionner avec un article de blog mais que Google ne montre que des pages de services ou des fiches produits, vous n’y arriverez pas. L’intention de recherche ne correspond pas.

C’est souvent un problème d’expert versus non-expert. Vous pensez que l’internaute cherche votre service, alors qu’il en est encore à se demander ce que signifie le terme que vous utilisez.

Vérifiez toujours. Si ce que Google montre ne correspond pas à ce que vous avez en tête, ce n’est probablement pas le bon mot-clé.

La structure de votre article : les règles à respecter en SEO

Un seul titre principal

Votre article doit avoir un seul titre 1 (H1). C’est comme le titre d’un chapitre dans un livre de cours — il n’y en a qu’un.

Ensuite, vous pouvez avoir des titres 2, des titres 3 si nécessaire. Mais suivez une logique : on ne passe pas du titre 2.1 au titre 2.4 directement.

Les 200 premiers mots sont cruciaux

C’est dans l’introduction et le premier paragraphe que vous devez poser clairement votre sujet. Utilisez votre mot-clé principal, ses variations, et les mots connexes qui permettent à Google de comprendre de quoi vous parlez.

Si vous écrivez « carotte, poireaux, pommes de terre, persil » sans autre contexte, Google ne saura pas si vous parlez d’un potager, d’une recette ou d’un livre de cuisine. Ajoutez « terre, brouette, pelle » et il comprendra que vous parlez jardinage.

Des titres explicites

Quand on lit vos titres en diagonale, on doit comprendre de quoi parle l’article. Mettez vos mots-clés principaux et leurs variations dans vos titres 2.

Un contenu aéré et scannable

La capacité d’attention d’un adulte est de 8 secondes. Votre contenu doit pouvoir être lu en diagonale.

Privilégiez les phrases courtes, les paragraphes de trois phrases maximum, les listes à puces, les tableaux, les images. Évitez les murs de texte — surtout sur smartphone.

Les images : un plus indispensable pour le référencement

Les images aèrent votre contenu et augmentent le temps passé sur votre page. Mais Google ne les « voit » pas comme nous.

Deux choses à faire impérativement.

Renommez vos fichiers. Pas « IMG_2472.jpg » mais « potager-versailles.jpg » si c’est une photo du potager du roi.

Remplissez la balise alt (texte alternatif). C’est ce que lisent les logiciels pour déficients visuels — et c’est ce que Google utilise pour comprendre l’image.

Vidéo et podcast sur votre site : un vrai plus

Si vous intégrez une vidéo YouTube ou un player de podcast dans votre article, c’est un signal positif pour Google.

Pourquoi ? Parce que l’internaute va rester plus longtemps sur votre page. Et ça, Google l’interprète comme un signe de qualité.

Ce n’est pas du contenu dupliqué. Google va considérer le texte comme contenu principal, mais la présence de la vidéo ou de l’audio est un bonus.

Pensez donc à optimiser aussi vos titres et descriptions de vidéos et de podcasts avec vos mots-clés.

Les erreurs SEO les plus courantes

Oublier les balises SEO

Le titre SEO (ou « title ») et la méta-description sont ce que les internautes voient dans les résultats de recherche Google — le lien bleu et le petit texte en dessous.

Le titre SEO est l’élément le plus important pour le référencement. Votre mot-clé doit être visible au début, et le titre ne doit pas dépasser 60 caractères pour être affiché en entier.

La méta-description n’influence pas directement le référencement, mais elle incite (ou non) l’internaute à cliquer.

La page d'accueil qui s'appelle « Accueil »

C’est l’erreur la plus fréquente. Si le titre SEO de votre page d’accueil s’appelle « Accueil », vous ratez l’opportunité de positionner votre mot-clé principal sur la page la plus importante de votre site.

Bourrer de mots-clés

Répéter « coach professionnel » toutes les trois lignes n’impressionne plus Google. Et surtout, ça fait fuir vos vrais lecteurs.

Écrivez d’abord pour les humains. Si quelqu’un arrive sur votre article et repart immédiatement parce que c’est illisible, c’est un signal négatif pour Google.

L'arrivée de l'IA : ce qui change pour le SEO

Google va bientôt montrer en premier les résultats générés par son IA, avec seulement trois sources citées en dessous. Aux États-Unis, ça a déjà provoqué une baisse de 30 à 60 % des clics sur les articles.

En parallèle, de plus en plus de gens cherchent directement dans ChatGPT plutôt que dans Google.

Comment s'adapter ?

L’enjeu n’est plus seulement d’être bien positionné dans Google. C’est d’être cité par l’IA.

Pour ça, il faut un contenu très bien structuré, avec des réponses précises à des questions précises. Les IA ont du mal à traiter de gros blocs de texte. Elles préfèrent des phrases courtes, des sous-titres clairs, des listes à puces.

Les recherches deviennent conversationnelles. Les gens tapent des phrases entières, pas juste trois mots. Adaptez vos titres et sous-titres à ces formulations.

Construire un écosystème

Les IA s’appuient beaucoup sur les sources officielles et sur la notoriété. Plus on parle de vous ailleurs : dans des médias, des conférences, des podcasts, sur les réseaux sociaux… plus vous avez de chances d’être cité.

C’est le grand retour des relations presse et des articles invités. Et c’est aussi tout l’intérêt d’avoir un écosystème : podcast, YouTube, LinkedIn, Instagram, newsletter. Plus votre marque est mentionnée, plus vous existez aux yeux de l’IA.

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Ce qu'il faut retenir

Le SEO, ce n’est pas de la magie. C’est d’abord écrire pour de vraies personnes, en utilisant leurs mots à eux, en répondant à leurs vraies questions.

Ensuite, c’est respecter quelques règles de structure : un seul titre principal, des mots-clés dans les 200 premiers mots et dans les titres, un contenu aéré et scannable, des images bien nommées, des balises SEO remplies.

Et enfin, c’est anticiper l’évolution vers l’IA : structurer encore mieux, répondre à des questions précises, construire sa notoriété au-delà de son seul site web.

Le terrain bouge vite. Mais une chose reste constante : un contenu de qualité, qui apporte vraiment de la valeur, finit toujours par trouver son public.

Merci à Laurence Maréchal Journez pour ce partage.

Vous pouvez la retrouver sur LinkedIn et sur son site lesetoileuses.fr.